Brody-Adrienation - L'obsession a un nom


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 Mission = impossible???

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ophidia
P'tit nouveau
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MessageSujet: Mission = impossible???   Dim 15 Oct à 0:42

Petra se trouvait dans une luxueuse chambre au 15ème étage d’un immeuble sous haute surveillance électronique. Il y a trois jours, Novatrix, son supérieur au sein de l'organisation terrorite Direct-X, lui avait confié une mission plus que délicate : récupérer les plans d’une arme soviétique ultra secrète. Seulement, la dite arme se trouvait dans un coffre fort à trois niveaux sous terre, et s’ouvrait uniquement par reconnaissance optique. Petra s’était creusée la tête durant un jour entier pour trouver un moyen d’amener Yvan Petroski à l’autoriser à pénétrer dans le coffre avec lui, en vain.
Cela faisait maintenant dix bonnes minutes qu’elle appliquait quelques retouches à son fond de teint. Elle entendit la voix l’appeler faiblement de l’autre côté de la porte.
-Idi ciouda, pricrasnaya!
Petra leva les yeux au ciel et rangea son maquillage dans son sac à main. Elle se jeta un œil dans la glace et, tout en réajustant son string en cuir noir, elle lança:
-Da, ia idou buistro.
Elle fourra vite fait sa robe de soirée dans son sac puis, après un dernier coup d’œil dans le miroir, elle poussa la porte et pénétra dans la chambre.
Elle s’arrêta dans l’embrasure, s’emparant de la cravache en cuir et des menottes qui était disposées sur la petite table en angle. Elle fit claquer la cravache dans ses mains et tournoyer les menottes en l’air, passant sa langue sur ses lèvres avec une extrême lenteur.
-Alors, c’est qu’on est un gros vilain monsieur hein?
Yvan Petroski était affalé sur le lit et la dévorait des yeux avec un grand sourire béat sur le visage. Petra n’avait mis qu’une seule soirée pour le séduire. La drogue qu’elle avait discrètement glissée dans son verre avait aidé, mais le vieux n’avait pas tardé à ne plus voir qu’elle à la réception. Et maintenant, elle était enfin seule avec ce type. Petroski ne se déplaçait jamais sans ses huit gardes du corps personnels, et Petra s’était vite rendue compte qu’elle se ferait rapidement démasquer si elle tentait de s’en prendre à lui dans la journée. Elle avait dû supporter les baisers du vieux et ses mains baladeuses durant toute la soirée mais maintenant elle touchait au but.
Elle grinça des dents en repensant à la dernière recommandation de Novatrix lorsqu’elle avait quitté le briefing : « Petra, interdiction de tuer le sujet. Petroski pourra encore nous être d’une aide très utile dans le futur, sans même le savoir… »
Petra avait tenté d’en savoir plus sur cette phrase bien mystérieuse mais Novatrix ne lui avait comme à son habitude rien révélé qu’elle ne sache déjà. En rentrant, il faudrait qu’elle aille rendre une petite visite dans le bureau de son père pour y fouiller un peu… Toujours est-il qu’elle devait maintenant trouver un moyen de pénétrer dans le coffre sans tuer Petroski et sans se faire repérer ce qui était quasi impossible! Mais Novatrix savait qu’elle ne reculait devant rien pour mener à bien une mission. Son seul but à son entrée à Direct-X était de faire que cette cellule récolte de meilleurs résultats que celle de son père. Et elle s’employait corps et âme dans ce projet.
Petra s’approcha du lit, balança la cravache par terre à quelques pas de là et caressa doucement le ventre bedonnant de Petroski. Elle l’allongea sur le lit tout en l’embrassant et lui passa les menottes, qu’elle attacha aux barreaux du lit. Discrètement, tout en continuant de l’embrasser, elle vérifia que Petroski était bien attaché, puis elle se releva, sortit un long foulard de son sac et, après en avoir quelques secondes caressé le corps d’Yvan, elle le bâillonna avec.
Cela n’avait pas été une surprise pour Petra lorsqu’elle avait appris les penchants de Petroski pour ce genre de petit jeu sexuel. Mais dans un sens, cela servait on ne peu mieux son plan!
Elle sera le foulard de toute ses forces, puis, récupérant la cravache, elle fouetta Petroski plusieurs fois en divers endroits pour en vérifier l’efficacité. Si les gardes l’entendait crier, ils rappliqueraient illico dans la chambre et s’en serait fini d’elle. Fort heureusement, elle constata qu’aucun son ne filtrait à travers le tissu. Elle jeta donc la cravache négligemment, puis, après avoir attaché les pieds de Pétroski, elle se dirigea vers la salle de bain où elle se saisit rapidement de son sac à main : il était temps de se mettre au travail. Elle extirpa du sac un petit sac en plastique qu’elle plaça juste à côté de la tête d’Yvan, puis elle monta debout sur le lit, retombant lourdement en s’asseyant sur le ventre de Pétroski. L’homme commençait visiblement à se demander ce qu’elle fabriquait : ses yeux s’était ouverts en grand et elle entendait des sons inarticulés émaner de sa bouche bâillonnée. Petra saisit la cuillère qui se trouvait dans une petite coupelle de fraises qu’elle avait commandé un peu plus tôt dans la soirée, et lécha le sucre qui se trouvait dessus tout en observant Petroski. Puis, d’un coup sec, elle planta la cuillère juste au-dessous de l’œil. Elle appliqua ensuite un mouvement de va et vient derrière le globe oculaire, puis, après quelques secondes, elle arracha littéralement l’œil gauche de Petroski. L’homme hurla mais seul un murmure à peine audible parvint à travers le tissu. Petra glissa précautionneusement l’œil dans le petit sac de plastique, puis, après avoir assené un bon coup du plat de la main sur la nuque d’Yvan pour le mettre hors course, elle détacha les menottes des barreaux du lit, les lui rattacha afin qu’il ai les mains dans le dos, puis elle rabattit la couverture sur le corps inerte de façon à ce qu’une personne pénétrant dans la pièce puisse croire qu’il était simplement endormi. Ensuite, tout alla très vite. Elle s’empara de son sac à main, et en sortie une combinaison de lycra noire. Le vêtement lui faisait comme une seconde peau et Novatrix lui avait assurée qu’ainsi affublée, elle passerait inaperçue devant les caméras. Elle n’avait pas tout compris à son baratin technique entrecoupé de ses petites blagues, mais elle savait pouvoir lui faire confiance.
Elle se dirigea vers le bureau de Pétroski, sortit un CD de son sac et grava tous les fichiers qui lui semblaient intéressants. Quand elle eut terminé, elle prit même le temps de changer l’écran de veille pour faire enrager le russe à son réveil. Elle inscrivit un seul mot qui défilerait sans discontinuer : Dourak, ce qui n’était guère très poli dans la langue natale de Pétroski…
Elle sourit, puis, après avoir placé son sac à main à l’intérieure de sa combinaison de lycra, elle se dirigea vers la porte de la chambre. Maintenant allait avoir lieu la partie vraiment délicate : sortir de la chambre et descendre jusqu’au troisième sous-sol pour se rendre jusqu’au coffre. Elle ouvrit la porte sans chercher à être discrète. Comme elle l’avait prévu, deux gardes se trouvaient devant la porte. Elle leur sourit et leur fit signe de ne pas faire de bruit avec un petit sourire coquin.
-Votre patron devrait faire du sport plus souvent les gars! Il n’est pas très endurant!
Les gardes se regardèrent et sourirent en retour. Visiblement, ils étaient bien du même avis qu’elle.
-Je serais vous, je surveillerais cette porte jusqu’à son réveil : il ne sera pas très content si l’un de ses sous fifres le réveillait après tant d’efforts fournis.
Elle leur adressa un dernier clin d’œil puis s’éclipsa au bout du couloir. Là, elle relâcha son souffle : toujours ça de moins!
Elle se dirigea vers l’ascenseur. Une fois à l’intérieure, elle appuya une fois sur sa montre. Cela eu pour effet de déconnecter momentanément la camera de l’ascenseur. Novatrix lui avait dit qu’une fois activé, elle aurait 40 secondes, pas une de plus, pour désactiver l’indicateur de mouvement de l’ascenseur. Elle se hâta donc de sortir son matériel et de bidouiller les fils, refaisant d’autres branchements. Il fallait vraiment qu’elle s’améliore dans le domaine électronique : elle n’y connaissait décidément pas grand chose alors qu’elle était excellente dans toutes les autres disciplines. Elle décida qu’elle en parlerait à Novatrix à son retour.
Fort heureusement, à 35 secondes pile, elle avait fini son travail. Les hommes en charge de la surveillance ne sauraient même pas que l’ascenseur n’était plus au 15ème!
Elle patienta sagement jusqu’à ce que l’ascenseur atteigne enfin le troisième sous-sol. Elle se plaqua contre la paroi au cas ou quelqu’un guetterait d’éventuels visiteurs nocturnes mais personne ne l’attendait derrière la porte. Elle soupira. Après tout, tout se passait plutôt bien pour le moment. Elle couru dans le couloir et, lorsqu’elle passa le tournant, elle eu la désagréable surprise de se trouver nez à nez avec trois hommes assis devant la porte du coffre. Elle ne réfléchi pas une seconde : elle chargea le premier avant même qu’il eu le temps de se lever, prenant sa tête entre ses deux mains et lui brisant le cou. Elle ramassa l’arme du défunt, et, tout en se servant du corps inerte comme d’un bouclier, elle avança en déchargeant son chargeur sur le second. L’homme tomba à terre, une balle fichée entre ses deux yeux. Elle se retrouva face au troisième homme, et, alors qu’elle appuyait sur la détente pour le mettre hors d’état de nuire, elle se rendit compte que son chargeur était vide!
« Quelle idiote! »pensa-t-elle. « Combien de fois Wilson t’a-t-il dit de compter le nombre de tir??? »
La surprise lui fut fatale : l’homme tira…et la balle siffla aux oreilles de Petra. Elle ressentit une vive douleur à la tête mais elle dû bien se rendre à l’évidence :elle n’était pas morte! Elle lança un coup de pied latéral pour désarmer l’homme, puis, sans vraiment réfléchir à ce qu’elle faisait, elle lui asséna un énorme coup de tête. Le nez de l’homme explosa et il se tordit en deux. Petra ne perdit pas un instant : elle creva les deux yeux de l’homme avec ses doigts et lui brisa les deux jambes.
Elle était enfin face au coffre. Elle ouvrit le haut de sa combinaison puis en sortit son sac à main. Elle fouilla quelques secondes avant de trouver ce qu’elle cherchait : l’œil de Pétroski. Elle l’essuya un peu sur sa robe de soirée puis le présenta devant l’appareil de reconnaissance optique. Son cœur se mit à battre plus fort : si cela ne marchait pas, elle allait être vraiment dans une mauvaise situation… A son grand soulagement, la lumière se trouvant au-dessus du coffre passa du rouge au vert et elle se trouva bientôt devant un empilement de petits casiers. Elle les ouvrit tous un à un méthodiquement. La plupart renfermaient des bijoux, d’autres des billets, mais elle ne trouvait pas trace des plans. Elle commença à paniquer. Elle ouvrit enfin le dernier tiroir disponible…rien.
Son cœur cessa de battre un instant. Tout cela pour rien? Ce n’était pas possible! Puis, comme une mauvaise nouvelle ne venait jamais seule, les alarmes se mirent à retentir dans tout l’immeuble : quelqu’un avait dû découvrir Pétroski dans son lit ou bien le vieux avait dû se réveiller… La porte du coffre commença à se refermer, répondant certainement à un système de sécurité automatique. Petra paniquait de plus en plus. Elle inspira profondément lorsqu’une idée lui traversa l’esprit. Elle ouvrit deux tiroirs, monta précautionneusement dessus et observa le haut des armoires. Ses pulsations s’accélèrent : une mallette se trouvait non loin de là. Elle jeta un coup d’œil à la porte qui se refermait de plus en plus. Sautant à terre, elle arracha un tiroir et le jeta dans l’embrasure : cela ralentirait la fermeture mais ne l’empêcherait pas, elle devait faire très vite. Elle se dirigea vers l’endroit où elle avait aperçu la mallette, tout en chopant au passage le plus de billets possibles dans sa combinaison. Après tout, Novatrix n’était pas obligé de savoir que le coffre ne contenait pas que les plans…Elle prit son élan et se jeta vers le haut, agrippant le rebord de l’étagère d’une main et tâtonnant de l’autre. Enfin, sa main se referma sur la poignée de la mallette. Elle se laissa tomber à terre et passa la porte du coffre au moment même où le tiroir était broyé par l’acier. Elle couru jusqu’au bout du couloir, se rendant à l’ascenseur, mais, lorsqu’elle arriva, elle s’aperçu sans grande surprise que l’engin descendait les étages dans cette direction. Elle fit demi tour et se dirigea vers l’autre extrémité. Là, elle ouvrit la première porte qu’elle trouva à sa gauche. Elle jeta un coup d’œil circulaire une fois à l’intérieure : la pièce était une sorte de petit bureau, et il n’ y avait fort heureusement personne. Elle avisa ce qui semblait être une bouche d’aération assez grande pour laisser passer quelqu’un de frêle. Elle n’était pas certaine de pouvoir passer mais c’était la seule issue possible. Elle donna donc un violent coup de pied dans la grille et poussa la mallette devant elle, se faufilant tant bien que mal dans l’étroit conduit.
Elle progressait lentement, terriblement lentement. Sans cesse, des araignées lui tombaient sur le visage, visiblement dérangées dans ce qui semblait être leur demeure favorite. Petra les écrasait une à une sans pitié. Enfin, après une progression qui lui sembla durer des heures, elle sentit de l’air arriver sur son visage : la sortie ne devait plus être loin. En effet, elle déboucha bientôt à l’air libre. Elle devait se trouver au troisième étage de l’immeuble, car elle failli littéralement tomber dans le vide. Elle n’avait cessé de grimper durant son parcours dans le conduit d’aération, se figurant qu’il ne devait pas y avoir de sortie dans les sous-sol, mais elle ne pensait pas être montée si haut. Elle passa l’anse de la mallette à son poignet et sortit précautionneusement sur le rebord. Elle était piégée, l’immeuble était entièrement en verre et il n’y avait aucune fenêtre. De plus, elle ne disposait d’aucun des gadgets habituels pour briser l’un des carreaux.
Soudain elle se rappela d’un détail : oui, c’était cela la solution.
Elle se déplaça précautionneusement sur la paroi de l’immeuble, et passa l’angle. Enfin, quand elle se trouva vers le milieu de cette façade, elle s’autorisa à regarder en bas : elle s’était rappelée qu’il y avait une piscine tout en bas de l’immeuble! Elle prit une grande inspiration et plongea. La chute lui sembla durer une éternité quand enfin son corps heurta lourdement la surface de l’eau qui était glaciale à cette heure tardive de la nuit. Elle nagea rapidement vers le rebord puis s’enfonça dans la nuit.
Une fois hors de danger, elle sortit de son sac son téléphone sécurisé du Direct-X. Elle pria pour qu’il marche encore après son petit plongeon. Fort heureusement, la combinaison était assez étanche pour l’avoir préservé de l’eau. Elle composa le numéro de son coéquipier, Julian Delphiki. Après quelques sonnerie, celui-ci décrocha.
-Mais qu’est ce que tu foutais bordel! Novatrix était dans tout ses états, lui hurla-t-il dans les oreilles.
Petra soupira.
-Calme toi Delphiki. Je suis à l’angle de Switon et Smouth. Je t’attend.

Quelques minutes plus tard, une camionnette noire s’arrêtait devant elle. La porte s’ouvrit, et, à peine Petra était-elle monté que la véhicule redémarra. Delphiki était à l’intérieure et la regarda avec étonnement.
-Mais…tu es blessée?
Petra s’aperçu alors qu’elle saignait à la tête, là où la balle l’avait frôlée. Elle repoussa la main de Julian qui examinait la blessure.
-Arrête, stresse pas, c’est rien, juste un peu de sang…
Delphiki recula, sachant très bien qu’il ne valait mieux pas discuter avec elle.
-Alors, tu as les plans?demanda-t-il pour changer de sujet.
Pour toute réponse, Petra s’empara de son revolver et explosa le cadenas de la mallette. Elle l’ouvrit et fouilla un instant à l’intérieure, son cœur battant la chamade.
-Bien oui, pour qui tu me prends, lui lança-t-elle dans un grand sourire en exhibant les fameux plans pour lesquels elle s’était donné tant de mal.
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